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Approuvé

Renforcement des capacités des CER

💰$40.0M USD
🌍Egypte
🏗️Commerce

Description du projet

Les Communautés Économiques Régionales (CER) sont considérées comme les « piliers » de la Communauté Économique Africaine par le Traité d’Abuja de 1991. Selon ce Traité, les États africains doivent renforcer progressivement leurs CER afin de parvenir à la Communauté Économique Africaine, graduellement mise en place en six (06) étapes sur trente-quatre (34) ans.
Dans cette perspective, en 2013, à l’occasion du jubilé d’or de l’Organisation de l’Unité Africaine, les Chefs d’Etat et de gouvernement ont lancé l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Celui-ci poursuit la vision de « bâtir une Afrique intégrée, prospère et en paix, soutenue et dirigée par ses propres citoyens et constituant une force dynamique sur la scène mondiale ».
s’articuleIl s’articule autour de sept aspirations :
1. uneUne Afrique prospère, fondée sur une croissance inclusive et un développement durable ;
2. unUn continent intégré, politiquement uni, basé sur les idéaux du panafricanisme et sur la vision de la renaissance de l’Afrique ;
3. uneUne Afrique où règnent la bonne gouvernance, la démocratie, le respect des droits de l’homme, la justice et l’État de droit ;
4. uneUne Afrique en paix et sûre;sûre ;
5. uneUne Afrique dotée d’une identité culturelle forte, de valeurs, d’une éthique et d’un patrimoine communs ;
6. uneUne Afrique dont le développement est axé sur ses citoyens, puisant dans le potentiel de ses populations, en particulier de ses femmes et de ses jeunes et prenant soin de ses enfants ;
7. uneUne Afrique en tant qu’acteur et partenaire fort et influent sur la scène mondiale.
La réalisation des sept aspirations de l’agenda 2063 nécessite le renforcement de l’intégration africaine. Pour y arriver les Chefs d’Etats et de Gouvernement de l’Union Africaine ont posé comme premier Jalon, le renforcement de l’intégration économique. A cet effet, le 15 Juinjuin 2015 à Johannesburg en Afrique du Sud, ils ont lancé les négociations relatives à la mise en place de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAF). Ce lancement marque un pas décisif vers la concrétisation de la troisième (3ème) phase d’intégration prévue par le traité d’Abuja de 1991.
L’Afrique s’est également engagée à atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) 2030 des Nations Unies et l’Accord de Paris de 2015 sur le changement climatique.
Durant la même année 2015, dans le cadre de la stratégie décennale 2013-2022, intitulée2022, intitulée « Au cœur de la transformation de l’Afrique », la Banque Africaine de développement a introduit les High 5 :
– Éclairer l’Afrique et la doter d’énergie,
– Nourrir l’Afrique,
– Industrialiser l’Afrique,
– Intégrer l’Afrique,
– Améliorer la qualité de vie des populations.
La Banque structura son action dans son document de Politique et Stratégie d’Intégration Régionale (PSIR) 2014–2023. Pour accélérer la mise en œuvre de cette stratégie, la Banque a, en 2018, extrait le pilier « Intégrer l’Afrique » pour créer le cadre stratégique de l’intégration régionale (CSIR) 2018-2025.
Le 21 Mars 2018 à Kigali, 44 chefs d’Etats et de Gouvernement de l’Union Africaine signèrent l’Accord instituant la ZLECAf. Celui-ci est entré en vigueur le 30 Mai 2019 et est opérationnel en 2021.
Cinq (05) années après le début des échanges dans le cadre de la Zone de libre-échange Continentale Africaine (ZLECAF), les échanges intra africain restent en dessous de 20%. Or, le commerce est un des moteurs phares identifiés par le ‘’ Cadre stratégique d’actions clés en faveur de la réalisation d’une croissance inclusive et d’un développement durable en Afrique’’ rédigé par la Banque pour le compte de l’Union Africaine.
Plusieurs raisons expliquent la faiblesse du commerce intra-africain: la fragmentation géographique, le manque de réseaux d’infrastructures nationaux et régionaux, le coût élevé du commerce dû aux barrières tarifaires et non tarifaires, et la concentration des produits d’exportation africain, la connaissance insuffisante des règles par le secteur privé, l’absence d’une véritable politique de mise en œuvre dans les pays membres, même ceux qui disposent d’une stratégie ZLECAF, un manque de capacités et de ressources des communautés économiques régionales pour impulser véritablement la dynamique d’intégration.
En outre, les Quatre Points Cardinaux introduit par le Président Sidi Ould Tah pour accélérer la mise en œuvre de la stratégie décennale 2024-2033 mettent un accent particulier sur l’intégration continentale car il s’agit de compter d’abord sur l’Afrique pour mobiliser les ressources dont elle a besoin pour son développement. A cet effet, des réformes seront nécessaires pour mettre en place la nouvelle architecture financière africaine, mais aussi impulser le commerce continental et la construction d’infrastructures résilientes. Pour ce faire, il faut s’appuyer sur les Communautés économiques régionales aux capacités renforcées, aptes à participer pleinement à la concrétisation de la vision continentale de l’Union Africaine et de la Banque.
Selon le cadre stratégique d’actions clés en faveur de la réalisation d’une croissance inclusive et d’un développement durable en Afrique , ‘’ Le renforcement des capacités institutionnelles, humaines et financières aux niveaux continental, régional, national et infranational est primordial pour parvenir à un développement durable et inclusif de l’Afrique’’.
Le projet « Renforcement des Capacités des Communautés Économiques Régionales » s’inscrit en droite ligne des priorités de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, de la stratégie décennale 2024-2033 de la Banque, du pilier « Intégrer l’Afrique » des High 5, du CSIR 2018-2025 et des Quatre Points Cardinaux. Il est aligné sur le cadre de sélectivité de la Banque et répond directement au « Cadre stratégique d’actions clés en faveur d’une croissance inclusive et d’un développement durable en Afrique » qui établit que le renforcement des capacités institutionnelles, humaines et financières aux niveaux continental, régional et national est primordial. Ce projet ambitionne d’aider les CER à jouer pleinement leur rôle de catalyseur du développement à travers une coordination efficace des actions, transformant cinquante-quatre (54) efforts isolés en blocs de puissance cohérents, et contribuant à la réalisation des ODD 8 (travail décent et croissance), 9 (industrie et infrastructure), 10 (réduction des inégalités), 16 (paix et institutions) et 17 (partenariats).

💵 Arrangements de financement

$40.0M
Coût total
$40.0M
Gap de financement

🛡️ Sauvegardes

  • Fragiliténo

Détails du projet

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💰
40 000 000 USD
Gap de financement disponible